VOX réclame un plan de sauvetage face à la pénurie de pédiatres : près de la moitié des enfants andalous n’ont pas de pédiatre attitré.
Le système de santé andalou est confronté à l'une de ses crises les plus silencieuses mais aussi les plus dévastatrices : l'alarmante pénurie de pédiatres En soins primaires, selon des données récentes de l'Association andalouse de pédiatrie de soins primaires (AndAPap), 46,39 % des enfants de moins de 14 ans de la région, soit plus d'un demi-million d'enfants, n'ont pas de médecin spécialiste attitré. Ce chiffre, qui correspond à la moyenne régionale, masque des réalités provinciales alarmantes qui témoignent de l'échec du gouvernement en matière de gestion des soins de santé. Juanma Moreno.
La situation est particulièrement grave dans des provinces comme Huelva, où 88 % des enfants, un chiffre inacceptable, n'ont pas de pédiatre. Viennent ensuite Almería (67 %), Cadix (59 %), Jaén (53 %) et Cordoue (41 %). Ces chiffres ne sont pas de simples statistiques ; ils témoignent du manque de protection dont souffrent des milliers de familles andalouses dont le droit à des soins de santé spécialisés et de qualité pour leurs enfants est bafoué.
Une « manipulation statistique » pour masquer l'effondrement
Les professionnels de santé dénoncent une stratégie délibérée du Service andalou de santé (SAS) visant à dissimuler l'ampleur du problème. L'AndAPap (Association des professionnels de la pédiatrie) accuse le gouvernement Moreno de « manipulation statistique » pour avoir exclu la pédiatrie des indicateurs de gestion officiels du contrat-cadre 2025. De ce fait, les délais d'attente, les créneaux de rendez-vous non pourvus et la pression sur les services de pédiatrie ne sont pas reflétés dans les statistiques officielles. « Si le système ne vous mesure pas, vous ne générez pas de retards ; et s'il n'y a pas de retards, la gestion est excellente », argumente l'association.
Cette invisibilité statistique masque non seulement une mauvaise gestion, mais en aggrave les conséquences. La pénurie de pédiatres surcharge les services d'urgence hospitaliers, retarde les diagnostics et met en péril la santé des plus vulnérables. Parallèlement, le gouvernement du Parti populaire se retranche derrière une rhétorique d'investissements records qui ne se traduit pas par des améliorations concrètes pour les citoyens, comme en témoigne le fait que la santé est devenue la principale préoccupation des Andalous, surpassant même le chômage.
La solution de VOX : protéger la famille et renforcer les soins primaires
Face à l'inaction et au manque de transparence du système bipartite, qui a dégradé la santé publique depuis des décennies, VOX a présenté un plan de sauvetage comprenant plus de 70 mesures concrètes. Le parti, dirigé en Andalousie par Manuel Gavira Elle considère comme une priorité absolue d'enrayer l'effondrement des soins primaires, un pilier fondamental du système.
Parmi ses propositions, VOX souligne la nécessité de renforcer les effectifs du secteur de la santé en proposant des contrats à primes pour attirer et fidéliser de jeunes professionnels de santé talentueux, et ainsi éviter leur exode vers d'autres régions ou pays. VOX insiste sur le fait que la solution ne réside pas dans l'augmentation constante des dépenses sans plan de gestion efficace, mais dans l'optimisation des ressources, la suppression des dépenses idéologiques superflues et la concentration des efforts sur les besoins réels de la population andalouse.
La défense de la famille et la protection de l'enfance sont des principes fondamentaux pour VOX. Garantir à chaque enfant d'Andalousie l'accès à un pédiatre n'est pas une option, mais une obligation que les gouvernements successifs du PSOE et du PP n'ont pas su remplir. La situation actuelle exige des mesures audacieuses et une gestion rigoureuse pour mettre fin à des décennies de négligence et placer le patient, et non la propagande politique, au cœur du système de santé.
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